La culpabilité de l’aide britannique au développement international

Dawnyshia Griffin
15 February 2015

uk-aidLe Royaume-Uni est d’une certaine façon coupable par association des crimes commis par la police de la République démocratique du Congo.

En effet, la police du Congo est accusée de systématiquement violer les femmes qui s’opposent au Président Kabila. Des organismes qui observent les évènements au Congo mais aussi l’aide britannique au développementinternational ont indiqué que les fonds britanniques ont d’une certaine façon aidé la police à perpétrer ces crimes. De plus, la police congolaise est responsable de la disparitions et du meurtre de plus de 40 hommes et enfants. Ces évènements ne sont que des exemples parmi tant d’autres de la brutalité incessante dont la police congolaise fait preuve à l’égard de la population.

Le Département du Développement International (DfID) a mis en place un programme destiné à faciliter l’application de la loi par la police. Débuté en 2008, il avait pour objectif de prendre fin en 2015. Il s’achèvera finalement en Novembre 2014 sur le constat que 55 millions de livres ont été dépensés en quatre ans.

La Commission indépendante qui évalue l’impact de l’aide britannique au développement international (Icai) et qui agit en tant qu’agent de surveillance pour le gouvernement, a informé la DfID que le programme qui vise à soutenir les états fragiles n’est pas performant. Ils ont attribué la couleur ambre au travail de la DfID, ce qui est la deuxième évaluation la plus basse sur leur échelle de notation.

Le manque de connaissances des cultures locales du personnel qui travaille sur le terrain ainsi que leur inhabilité à parler correctement les langues de ces pays constituent l’un des problèmes majeurs de ce programme d’aide. Ils ne comprennent pas bien les subtilités idiomatiques, ce qui rend leur action quasiment inutile. La Banque Mondiale a employé une stratégie similaire, le « Washington Consensus », dans les années 90, mais celle-ci s’est également soldée par un échec. En effet, la croissance n’a été que de 1% par an par habitant en Amérique Latine pendant les 30 ans d’application de cette stratégie. Il faut savoir que l’Amérique Latine avait connu une croissance de 2,6% les années précédent cet accord et les pays asiatiques ont, quant à eux, bénéficié d’une croissance de 6,7% à la même époque.

En conclusion, l’aide britannique au développement international a été non seulement inefficace, mais également préjudiciable dans le cas du Congo. Il n’y a pas de réponse tout faite pour les questions d’État comme le développement international. Il faut apprendre des erreurs des autres, sans quoi on ne peut avancer.

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