L’appel à l’aide de François Hollande, Manuel Valls à la rescousse

Cassandre Delahousse
14 April 2014

Image Credit: Wikimedia Commons

Image Credit: Wikimedia Commons

 

Dimanche il y a deux semaines, la France était tenue en haleine par l’attente des résultats du second tour des municipales. En 2012, lors des présidentielles, le parti du PS (parti socialiste) a remporté l’élection présidentielle et s’est installé confortablement à l’Elysée. Par ailleurs, la majorité politique s’est avérée être de gauche donnant un gouvernement entièrement de gauche. Après deux ans au pouvoir, le gouvernement de Hollande semble ne pas satisfaire la majorité des Français et comme on pouvait s’y attendre, la gauche a essuyé une énorme claque la semaine dernière. De nombreuses communes sont passées à droite et le parti UMP semble avoir remporté de nombreuses villes. Par ailleurs, le très haut score de l’extrême droite, le Front National (FN) inquiète l’opinion publique. Une certaine montée du nationalisme français paraît se confirmer au fil des années. Cependant, le PS a réussi à garder Paris sous sa tutelle avec la victoire d’Anne Hidalgo.

Ce décevant résultat fut un appel à la remise en cause pour le président Hollande et mardi 2 avril, Manuel Valls fut nommé à la tête du gouvernement en tant que premier ministre afin de remplacer Jean-Marc Ayrault. Ce dernier a souvent été critiqué pour ses actions, d’une part par la presse de gauche, et d’autre part par les médias de droite. À l’inverse, Valls a toujours eu une certaine cote auprès des médias et des Français ; anciennement ministre de l’intérieur, c’est un des rares ministres, aux côtés de Christiane Taubira (garde des sceaux), qui soit parvenu à remplir ses obligations.

Certains doutes planent sur l’engagement de Valls au sein du parti de gauche. Il a confirmé mardi soir au journal de 20h de TF1 qu’il soutenait la politique de Hollande et qu’il appartenait bien à la famille de la gauche avec une phrase accrocheuse : « nous sommes tous hollandais ». Continuité et efficacité sont désormais les nouveaux mots d’ordre du gouvernement. Le premier objectif est la croissance et qui dit croissance dit réduction des dettes publiques, ce qui constitue la priorité sur la liste du premier ministre.

Ce retournement de situation est décisif pour François Hollande. Si le nouveau gouvernement n’arrive pas à satisfaire et remplir les objectifs du mandat, il est très probable que de voir la possibilité d’un second mandat s’envoler. Attention François, c’est ta dernière chance.

Avec les élections Européennes approchant à grands pas, les campagnes politiques des différents partis sont loin d’être finies et les résultats en mai parleront d’eux-mêmes. Verrons-nous une continuité dans les résultats avec une dominance de la droite ou la surprise de voir la gauche en tête?

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *