Obama : L’Image d’un Leader Face à la Crise en Ukraine

Camille Bigot
9 March 2014

Image Credit: The White House

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Cela faisait longtemps qu’Obama n’avait fait parler de lui que de manière positive. Il faut reconnaitre que la crise en Ukraine n’est pas quelque chose de facile à gérer. Cependant, elle a permis au président des Etats-Unis de retrouver l’mage du leader vaillant, venant à la rescousse du méchant loup Russe.
Depuis son deuxième mandat, les critiques n’avaient cessé de fuser au sujet de la politique étrangère adoptée par le président, surtout au niveau de la Syrie. Le Washington Post, par exemple, y était allé fort, lui reprochant de diriger le pays uniquement en fonction de ses opinions personnels.

Obama a récemment incité Vladimir Poutine à prendre une approche diplomatique du problème Ukrainien après un long coup de téléphone – pas encore rouge cependant. Poutine a affirmé que leur relation n’en serait pas affectée et l’équipe Ukrainienne ne boycottera par les Jeux Olympiques de Sochi.
Malgré cet appel, le président Obama à tout de même demandé des sanctions financières à tout État pouvant être perçu comme menaçant pour l’Ukraine. Il s’oppose également au référendum qui permettrait à la Crimée de rejoindre la Russie et de se séparer du pays.

Obama, lors d’une conférence à la Maison Blanche, a affirmé: ‘‘le referendum proposé au sujet du future de la Crimée violerait la constitution Ukrainienne ainsi que la loi internationale. En 2014, le temps où les frontières étaient redessinées par les chefs politiques est terminé.’’
‘’Ces sanctions permettront aux États-Unis une certaine flexibilité quant à l’ajustement de leur réponse aux actions de la Russie. Nous avons pris ces mesures en collaboration avec nos alliés Européens’’ ajoute le Président des États-Unis.

Obama a aussi imposé des restrictions sur les visas d’individus jugés responsables de menacer la souveraineté de l’Ukraine. Ces mesures ont permis au leader américain de s’imposer en tant que figure diplomatique en cette crise de 2014. Et il était temps !
Cependant, celles-ci  vont être peu effectives. En effet, si les alliés européens ne prennent pas les mêmes mesures, les sanctions économiques n’affecteraient que des fonds contrôlés par les États-Unis selon le Times.

Guerre Froide bis ? Peut-être pas encore, mais ce qui est sûr, c’est que nous espérons qu’Obama ne croisera pas le chemin d’un deuxième Oswald.

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