« The Yes Man » au Québec: L’Hiver

Rosie Morton
16 February 2014

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« L’hiver s’en vient. » Tout le monde au travail m’avait averti que l’hiver arrive tôt et inopinément au Québec. J’ai cru, naïvement, que j’étais complètement prête pour accueillir le froid. C’est incroyable à quel point j’avais tort…rien n’aurait pu me préparer aux températures glaciales d’ici !

iciclesJe dois vous avouer que je ne suis pas une grande fan des hivers, même dans mon pays natal, la Grand Bretagne : les matins dans l’obscurité, la neige, le temps pluvieux et le froid…ce n’est pas trop « mon truc ». Cependant, ici au Québec, j’ai vécu une extrêmement belle expérience hivernale. Quand il s’agit d’hiver, les Québécois ont une attitude dynamique et volontariste. Leur positivité est contagieuse et, avec mon ambition toute nouvelle d’être « The Yes Man », ce n’était pas difficile d’adopter les habitudes d’un Québécois. Les choses que j’ai faites par la suite ont été magnifiques.

Quand je suis arrivée ici, j’avais posé beaucoup de questions innocentes à mes collèguessur le sujet d’hiver. Je n’avais aucune idée comment la vie pouvait continuer avec les conditions si extrêmes. La première question était toujours accueillie par un rire franc, comme si j’avais dit une bonne blague… « Est-ce que les transports publics marchent pendant l’hiver avec toute la neige ? » C’était un vrai souci pour moi ! Quand il y a une fine pellicule de neige au Royaume-Uni, tout s’arrête. Les gens sont en retard pour le travail, les routes sont encombrées, les journaux ne parlent que des conditions météorologiques terribles…c’est le chaos ! Ici, c’est autre chose : il n’y a pas une seule plainte. Pour les Québécois, l’hiver est une attitude. En fait, ils l’aiment ! C’est une des choses qui fait l’identité d’un Canadien. Même si c’est -38 degrés avec le refroidissement éolien, ils arborent tous un grand sourire, et alors que tu pars dans une tempête de neige, ils te souhaitent une bonne journée !

jolietteDans la ville de Québec il y a une patinoire extérieure et, avec les lumières de Noël et la neige, c’est comme une scène d’un film de Noël ! Quand j’y suis allée avec d’autres assistants en langue et avec des Canadiens, c’était un spectacle drôle pour les Canadiens de nous voir sur la glace… (Pourtant, ce n’était pas juste parce qu’ils ont porté des patins dès le moment qu’ils pouvaient marcher !) Une autre ville charmante, Joliette, a un fleuve qui gèle chaque année. Il faisait -25 degrés quand nous avons fait du patin sur le fleuve là-bas, et bien que « nous nous soyons habillés comme un oignon », c’est-à-dire avec beaucoup de vêtements, il faisait si froid que mes cheveux, mes cils et mes sourcils étaient totalement gelés ! Je ne savais pas que le froid pouvait être douloureux ! Il y avait des jeunes qui ont joué au hockey autour de nous, lorsque nous avons essayé de nous lever sur la glace… Nous étions de vrais amateurs! Néanmoins, l’expérience n’égalait rien. En outre, il y avait de petits étals pour prendre du chocolat chaud le long du fleuve, et cela a sauvé la mise ! Au cours des prochaines semaines, je voudrais essayer le traîneau de chiens et peut-être la pêche sous la glace. On me dit que l’hiver ne se termine pas jusqu’à la fin du mois de mars, donc j’ai le temps !

Même s’il y a des avertis des « snow squalls » sur les nouvelles, ou il y a des températures si extrêmes que les bouteilles d’eau gèlent instantanément qu’on les ouvrit, les Québécois dégagent leurs « chars » de la neige et ils profitent du paysage extraordinaire autour d’eux. Quand je rentrerai en Écosse l’année prochaine, je ne plaindrai jamais d’hiver là-bas ! Peut-être suis-je folle ? De toute façon, je crois que je suis maintenant une convertie d’hiver au Québec, même si je dois dégivrer les fenêtres de mon appartement tous les matins ! Qui aurait pensé qu’un jour, je dirais ce genre de choses?

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